Du mental au coeur, de la théorie au sentir … De la matière à la sublimation de l’Être.

Témoignage d’Olivier qui a vécu ce qu’aucune théorie peut expliquer, ce qui peut être compris qu’avec le coeur et en osant faire ce voyage au plus profond de son être. 

« J’ai pris conscience de ce qu’est la vie, de ce qu’est l’amour, de ce qu’il se passe lorsqu’on se laisse traverser par l’onde de vie, lorsque notre mental est au repos, quand on a plus peur, quand on ne se pose plus de question parce qu’on a entièrement confiance en notre âme. »

Image créée par Olivier suite à la retraite.

On est à la dernière nuit de la dernière retraite que je viens de faire. J’avais déjà pris conscience lors des précédentes cérémonies que mon processus maintenant se faisait en trois étapes :

  • D’abord une première partie, après la première toma, qui est très théorique. Elle me montre mes blocages, ce qui n’est pas centré en moi, ce qu il faudrait changer, ce qui est possible de changer.

  • Ensuite vient la deuxième toma, qui elle au bout d’un petit temps m’amène à vomir.

  • Et une fois que j’ai vomi, en quelque sorte toute la théorie que j’avais comprise juste avant, à partir du moment où j’ai vomi je prends conscience de mon déconditionnement et je passe à la pratique.

Donc cette dernière nuit, était facilité par Éric, chaman colombien, et accompagné de Darwin. Le mélange de deux énergies juste sublimes.

J’ai donc pris la première toma qui m’a rapidement amené à visiter mes problématiques, mes blocages, et ce qui m’empêche d’avancer. Comme à chaque fois, la plante me montre comment je fonctionne et comment il faudrait que je fonctionne. La différence quand je suis dans le mental et quand je n’y suis plus. En fait elle me le fait comprendre par la vibration que je ressens dans mon corps, quand je suis dans le mental il ne se passe rien je n’ai pas de sensations, quand je quitte le mental je sens mon corps vibrer et devenir une vibration, cette vibration d’amour. En douceur et dans une énergie très pédagogue, elle me montre tout un tas d’exemples : là tu sens, là tu sens plus, tu ne sens plus quand t’es dans la tête, mais tu sens quand tu penses plus. Tant que le processus n’est pas terminé je suis incapable de bouger mon corps ni même d’ouvrir les yeux.

Je sens que mon processus diminue, se calme, je commence à me lever doucement, j’ai la nausée, j’ai bien conscience que si je prends la deuxième toma il y a toutes les chances que ça me fasse vomir vu l’état de mon estomac. Mais j’y vais quand même.

Je me repose sur mon matelas, mais là je reste à genoux assis sur mes talons. La musique est tellement entraînante. Petit à petit je ressens le besoin de bouger, de bouger mon corps et je commence à faire des Asanas (postures de yoga), je pose la tête au sol, je prends un inspir, je me relève, j’expire, je me rebaisse, une inspiration,  je me relève, j’expire et tout ça devient un rituel. Je me baisse et me relève en expirant.

Les effets de la plante se font de plus en plus présents, mon mental s’est totalement calmé je me laisse juste aller, sans réfléchir, et je sens mon corps qui commence à onduler, à faire des gestes de plus en plus rapides. Je me sens de plus en plus souple de plus en plus fluide et je me vois en serpent qui ondule et qui descend, qui descend au fond de la terre et qui va chercher toute cette noirceur, tous ces blocages, toute cette merde que la plante m’a montré dans la première partie du processus. Je vais chercher dans mon corps mais en même temps au fond de la Terre et j’ondule pour remonter, je me mets droit, la tête un peu en arrière et là je souffle en l’air pour expulser tout ce que je suis allé chercher au fond, ça devient de plus en plus mécanique.

Je vois, je sens, je suis ce serpent qui plonge au fond de la terre et qui va chercher tout ça pour le  remonter et l’expulser. Plus je le fais plus la nausée est forte. Et c’est au bout d’un bon moment où je sens que le vomi arrive, ou je sens que je suis allé chercher tout ce qu’il fallait et je vomis, je vomis mes tripes.

Une fois que je me suis posé, et que ça s’est calmé, je me retrouve à quatre pattes les points posés au sol la tête dressée et à ce moment là le lion est en moi, je me vois lion. Mon matelas est positionné en plein milieu de la pièce et je me vois être le lion dominant dans la jungle, avec une force et une puissance que j’avais jusqu’à aujourd’hui jamais ressenti. Je ressens l’énergie de la jungle et je me connecte à la force de cet animal et de nouveau je recommence à faire comme des prières ou des asanas, le front qui va toucher le sol les bras étendus devant, et je remonte je repasse par la position du lion, le lion qui lève la tête le plus haut possible, qui redescend qui pousse des grognements, une respiration de plus en plus profonde de plus en plus longue de plus en plus intense et je me relève je redescends au sol je vais chercher cette puissance, je me relève encore un peu plus haut, je m étire, mon dos se cambre de plus en plus. Mon cou est de plus en plus tiré vers le haut, mes respirations deviennent interminables. Ce processus continue, et là je sens une force qui attire mon corps en prenant une inspiration qui me paraissait durer dix minutes, je m’étire, je m’étire et je vois une colonne blanche traverser mon corps, passer par ma gorge, sortir par ma bouche, la bouche grande ouverte cette colonne d’un blanc lumineux part vers les cieux, mes bras s’écartent, mes ailes qui se déploient, de grandes ailes blanches qui se déploient et je tombe en extase.

Le corps comme pétrifié, qui ne bouge plus et ma respiration qui est arrêté, une apnée incalculable avec la sensation de respirer par un autre moyen que par la bouche ou par le nez, et plus je prends conscience que mon corps physique ne respire plus, plus je me sent me disperser dans l’unité comme si je me transformais en particules, en énergie qui disparaît dans l’univers et je deviens plus rien, et en même temps connecté à tout. Je reçois en même temps une multitude d’informations puis je sens petit à petit mon corps descendre en arrière, qui descend à une vitesse si lente que je pense que vu de l’extérieur on ne devait même pas voir mon corps bouger. Je suis descendu en arrière toujours posé sur mes genoux jusqu’à me retrouver coucher la tête posée au sol les bras écartés, les jambes pliées et là je ne respire toujours pas, et cette sensation indescriptible de jouissance, d’extase, d’amour qui était interminable. J’avais en même temps conscience de ce qui se passait autour de moi dans la salle mais je ne voulais plus sortir de cet état, cette sensation d’être retourné à la source, d’être la source.

Après un long moment, spontanément mon corps se relève et là je recommence le même processus du lion qui va puiser sa force dans la terre qui reprend des respirations de plus en plus longues. Et je fais ça plusieurs fois à nouveau, le corps poussé vers le ciel, la bouche grande ouverte qui ne respire plus et cet état d’extase.

C’est à un de ces moments-là que j’ai pris conscience du travail que j’étais en train d’accomplir, la transformation que j’étais en train de vivre, cette transmutation, cette catharsis, cette pierre philosophale que je suis moi-même. Je prends conscience de ce qu’est l’alchimie, l’alchimie avec ses trois étapes :

  • La rencontre avec l’ombre « œuvre au noir » (dissolution des conditionnements)

  • Le lâcher prise et la dissolution de l’égo « œuvre au blanc » (évaporation, spiritualisation du corps)

  • La sublimation de l’Être « œuvre au rouge » (la lumière, l’or, le retour à l’origine)

La compréhension de cette quête du Graal.

Je comprends comment dans mon processus je vais chercher toutes mes zones d’ombres et les fait se matérialiser au travers mon corps, afin de les vivre, de les intégrer, de les transformer de m’alléger et me ramener à la lumière, à la reconnexion à mon Être Divin.

Aujourd’hui grâce à cette expérience je sais enfin qui je suis. Je me suis senti si fort, si puissant et si beau. J’ai pris conscience de ce qu’est la vie, de ce qu’est l’amour, de ce qu’il se passe lorsqu’on se laisse traverser par l’onde de vie, lorsque notre mental est au repos, quand on a plus peur, quand on ne se pose plus de question parce qu’on a entièrement confiance en notre âme ; bien sûr nous en tant qu’humain on a si peu d’informations que c’est souvent notre imagination qui gouverne notre vie, notre imagination et notre ego qui inventent des peurs , qui nous invente nos propres personnages, nos carapaces, nos limitations, mais le jour où l’on prend vraiment conscience de qui on est, on acquiert une totale confiance en la vie.

Cette confiance nous permet de se laisser traverser, de vivre en présence, de savoir que tout ce qui se passe, tout ce qui nous arrive est toujours juste et que tout est toujours parfait.

Avec tout mon amour je vous remercie tous de m’accompagner dans ce voyage extraordinaire qu’est la vie sur Terre.

Merci à Inner Mastery et son équipe, merci à tous les participants, merci à la vie.

Olivier.

Olivier a participé à notre dernière retraite à Barcelone.

Prochaine retraite à Barcelone: 31 Mai au 4 Juin.

Contact: francophone@innermastery.es ou +34602413931 (Aisha)

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